L'Illustration, No. 2499, 17 Janvier 1891 by Various

(4 User reviews)   360
By Donna Ferrari Posted on Jan 12, 2026
In Category - Money Basics
Various Various
French
Hey, I just spent an afternoon with a 130-year-old time capsule, and you have to check it out. This isn't a novel—it's a complete weekly magazine from January 1891, exactly as someone in Paris would have read it. One minute you're looking at detailed engravings of a new locomotive, the next you're reading a serialized story, and then you're staring at fashion plates and political cartoons. The main 'conflict' is the sheer, wonderful chaos of the pre-internet world trying to make sense of itself. It’s like historical channel-surfing, and it’s completely fascinating.
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conversation des Parisiens qui n'ont pas encore pris le train de Nice. Car maintenant, lorsqu'arrivent les mois de froidure, pour parler comme nos pères, c'est pour tous ceux qu'une fonction, une occupation, une médiocrité de fortune ou une habitude n'attache pas à une rue de Paris, une fugue véritable vers les bords bénis où la mer bleue gémit, cette mer bleue où l'ex-maire de Toulon jetait le trop-plein de ses aventures. On part et les hôteliers parisiens, ces thermomètres spéciaux, nous diront que le nombre des voyageurs diminue de plusieurs degrés ici tandis que le chiffre grossit vers Cannes, Bordighera ou Saint-Raphaël. Et comment ne partirait-on pas? Il est convenu que le Midi est le jardin d'hiver de tout bon Parisien _dans le train_. Pour rester dans ce _train_, on prend celui de P.-L.-M. Il paraît qu'on soigne ses bronchites et qu'on réchauffe ses rhumatismes à la brise de la Méditerranée. Ce n'est pas toujours vrai. On s'y dorlote, mais on y grelotte. Qu'importe! On est dans le Midi. C'est le soleil du Midi, c'est la côte du Midi. Il n'y a que la foi qui sauve. A vrai dire, les cavalcades et les carnavals ont, là-bas, un décor qui les fait valoir, et je ne sais rien de plus triste, à Paris, que les mascarades par ces froides nuits si longues. Quand je pense qu'il se trouve encore des gens pour se planter dans le vent, sur les trottoirs des environs de l'Opéra, et attendre l'entrée des masques! Il fallait les voir, samedi dernier, ces masques au nez rougi et aux mains gourdes, se rendant au bal de l'Opéra, par les rues désertes, balayées de la brise! Les pâles pierrots verdissaient sous leur farine; les clowns, avec leurs paletots jetés sur leur costume à paillettes, soufflaient sur leurs ongles endoloris, et les toreros (car il y a beaucoup de toreros parmi ces travestissements) toussaient mélancoliquement et battaient la semelle sur les trottoirs. O ciel d'Andalousie, nuits étoilées de Séville et de Grenade, où êtes-vous? Il est banal de venir déclarer que cette gaieté est macabre, mais elle l'est. Ces fillettes qui ont l'onglée, ces bergères Watteau qui évoquent l'idée d'un prompt sirop pectoral, ce défilé de masques bizarres sous la lueur crue de la lumière électrique, c'est le carnaval parisien, c'est une gaieté convenue, je veux bien, mais c'est une gaieté de cimetière, et il faut avoir le goût du plaisir diantrement chevillé au corps pour s'aller enfermer dans une loge ou se faire étouffer dans un couloir afin de contempler de près cette mascarade hétéroclite! Je disais, l'autre jour, que ces bals dureront toujours, parce qu'il y aura toujours des curieux. Il y aura toujours des grisettes aussi, et, par exemple, Céline Montaland, la bonne, l'excellente femme que la Comédie perdait la semaine dernière, Céline Montaland en était une par les goûts simples, la bonne grâce rieuse, la bonté: je répète le mot que tous ceux qui ont parlé d'elle ont écrit. Véritablement la mort de cette charmante femme a été un deuil pour tous les amis du théâtre. Elle était depuis si longtemps applaudie, et elle avait passé sur tant de scènes parisiennes! Je lui ai vu jouer, pour ma part, une cantinière dans les _Cosaques_, la reine Bacchanal dans le _Juif-Errant_, Ida de Barency dans _Jack_, et une Espagnole au Théatre-Taitbout, dans une revue de fin d'année, où elle chantait en espagnol une _habanera_ qui fit fureur. _Ollé! ollé!_ Car elle avait l'air d'une manola andalouse, cette jolie Céline Montaland, et, en jupe courte, à dentelles et à résilles, avec une rose dans ses noirs cheveux,...

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Forget everything you know about a typical book. L'Illustration was one of France's most important weekly news magazines, and this issue is a snapshot of a single week at the dawn of the modern age. There's no single plot. Instead, you flip through a curated chaos of the world as seen from Paris in 1891.

The Story

There is no story in the traditional sense. Think of it as a literary and visual buffet. You'll find installments of ongoing fiction serials, often dramatic or romantic. There are extensive illustrated reports on current events, like engineering marvels or international expositions. You'll see lavish fashion spreads, reviews of Parisian theater, scientific discoveries explained for a general audience, and satirical cartoons commenting on politics. It's all held together by stunning, detailed woodcut and engraving illustrations that were the 'photography' of their day.

Why You Should Read It

I loved the whiplash. The experience is immersive and oddly intimate. You see what mattered to people, what scared them, and what amused them. The advertisements for tonics and the latest bicycles are just as telling as the political analysis. It shatters the idea of the past as a dry list of dates and instead presents it as a living, breathing, and sometimes contradictory conversation. Reading it feels less like studying history and more like eavesdropping on it.

Final Verdict

Perfect for history buffs who want to move beyond textbooks, visual artists looking for inspiration, or any curious reader with a love for ephemera and the texture of daily life. If you enjoy museums, archives, or the feeling of finding a box of old letters in an attic, you'll be captivated. It's a direct line to the thoughts and sights of a world on the cusp of tremendous change.



📚 No Rights Reserved

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Andrew Ramirez
2 months ago

I approached this with an open mind and the depth of research presented here is truly commendable. I’d rate this higher if I could.

Daniel Gonzalez
2 months ago

After hearing about this multiple times, the author anticipates common questions and addresses them well. One of the best books I've read this year.

Ethan Robinson
1 month ago

At first glance, the progression of ideas feels natural and coherent. A solid resource I will return to often.

Steven Wilson
2 months ago

Based on the reviews, I decided to try it and the pacing is just right, keeping you engaged from start to finish. This sets a high standard for similar books.

5
5 out of 5 (4 User reviews )

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