L'Illustration, No. 2508, 21 Mars 1891 by Various

(4 User reviews)   822
Various Various
French
Forget binge-watching Netflix—I just spent an afternoon binge-reading a single day from 1891. 'L'Illustration, No. 2508' isn't a novel; it's a time capsule. Imagine picking up a weekly magazine from over 130 years ago. The cover shows a grand, chaotic scene from a Parisian theater, and inside, you'll find everything from political cartoons and fashion plates to reports on new technology and society gossip. It's a full, unfiltered snapshot of a world on the cusp of modernity, where horse-drawn carriages share the street with early electric lights. The 'conflict' here is the entire, messy, fascinating drama of daily life in the Belle Époque, captured in print and stunning illustrations before it vanished forever.
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les programmes du concours hippique, qui ne se renouvellent pas. L'agonie du prince Napoléon a préoccupé encore les esprits, et le drame de l'hôtel de Russie, drame historique et drame de famille, a tenu éveillée l'attention du public. Je ne sais qui a rappelé, à propos de cette lutte contre la mort, la fameuse _coquille_--malicieuse ou involontaire--qui s'étala en plein _Moniteur_ lors de la maladie suprême du roi Jérôme. Les médecins avaient écrit sur leur bulletin: «Le _mieux_ persiste»; les typographes du Moniteur imprimèrent: «Le _vieux persiste_.» Il y eut grande colère aux Tuileries lorsque le premier numéro du journal officiel arriva. Vite, on expédia un aide-de-camp à l'imprimerie du _Moniteur_ pour arrêter le tirage, ce qui fut fait. Mais de nombreux exemplaires étaient déjà sortis de la presse. On les paya, par curiosité, jusqu'à cinq cents francs le numéro. Un collectionneur anglais alla jusqu'à mille francs. On se racontait ces souvenirs d'un autre temps lundi dernier à l'Opéra, tout en causant de Varedha, prêtresse de la Djaki, et d'Anahita, reine du Touran. Cette première représentation du _Mage_ n'était en réalité que la _seconde_, et tout le monde officiel avait assisté le samedi à la répétition générale. Ce sont les répétitions décidément qui deviennent les _premières_. M. le préfet de police le sait si bien, qu'il donnait une soirée le lundi, pendant que le rideau se levait sur cet opéra touranien--et très parisien de par ses auteurs, le musicien et le poète. N'y a-t-il pas une romance qui commence par quelque chose comme: O beau pays de la Touraine... Si je ne me trompe, c'est même dans les _Huguenots_ qu'on la chante. Eh bien, avec le _Mage_ il ne s'agit plus de la Touraine, mais des Touraniens, et on nous restitue à l'Opéra le refrain d'une chanson touranienne qui date de deux mille cinq cents ans _avant l'ère chrétienne_. Elle est d'ailleurs tout à fait préhistorique, cette chanson-là. Le refrain, imprimé dans la brochure, est: Là, leïà, leïà, leïà, à, à! Relisez bien: c'est du touranien. M. Richepin, qui est un bon Touranien et un bon poète, a, pour nous, évoqué ce refrain que je conserve comme un bibelot antique et précieux. Là, leïà, leïà, leïà, à, à! En touranien, cela correspond-il à _Au clair de la lune_ ou à la _Marseillaise?_ Je n'en sais rien, n'étant pas très versé dans les secrets de la Bactriane. Mme Dieulafoy nous le dirait peut-être. Là, leïà, leïà, leïà... Il y a d'autre vers, heureusement, dans le _Mage_, et des vers français, d'une belle venue, d'un beau souffle. Il n'eut plus manqué qu'après les vers décadents, les vers symbolistes, les vers déliquescents, nous fussions menacés de vers touraniens. * * * Ce jour même où le touranisme pénétrait à l'Opéra, les poètes avaient suivi le convoi d'un des leurs, un maître, M. de Banville, qui méritait bien un peu de soleil autour de son cercueil, lui si épris de lumière et de joie. Hélas! il est parti par un jour humide et triste, cruel aux nerveux et aux rhumatisants, un lugubre temps de carême. Mais les amis du mort ont réparé l'injustice du temps. Si jamais poète fut enseveli sous des roses, c'est Théodore de Banville. Les fleurs qu'on a répandues sur son cercueil n'étaient pas des fleurs de rhétorique. On l'aimait beaucoup, on l'a pleuré vraiment. Des poètes ont tenu les cordons du poêle, et ils ont ajouté des sonnets aux chants de la maîtrise de Saint-Sulpice. --_Fleurs sur fleur, flowers upon flowers_, comme dit le Laërte d'_Hamlet_. Théodore de Banville était devenu pour les jeunes poètes de ce temps le père,...

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This isn't a book with a plot in the traditional sense. Think of it as the ultimate found footage from the past. L'Illustration was France's premier weekly news magazine, and this issue from March 21, 1891, is a complete edition, just as a subscriber would have received it.

The Story

The 'story' is the week's events. The main feature is a spectacular, multi-page illustrated spread of a lavish costume ball at the Paris Opera, showing aristocrats and celebrities in wild, themed outfits. Alongside this, you'll read a sober analysis of political tensions in Europe, see cartoons mocking politicians, marvel at diagrams of a new 'folding bicycle,' and get advice on the latest spring hats. It jumps from high art to crime reports to science without pause, creating a dizzying, authentic picture of what people were talking about that week.

Why You Should Read It

I loved the whiplash. One minute you're in the glittering world of high society, the next you're reading a technical description of a machine gun. It completely shatters any stuffy, monochrome idea we have of the Victorian era. You see the anxieties, the humor, the pride in technology, and the sheer visual spectacle of the time. Reading it feels less like studying history and more like eavesdropping on a bustling Parisian café.

Final Verdict

Perfect for history buffs who want to move beyond textbooks, for artists and writers seeking inspiration, or for any curious reader who enjoys the weird magic of primary sources. It’s not a quick narrative read; it’s an experience. Dip in, explore, and let yourself be transported. You’ll come away feeling like you’ve time-traveled.



🔖 Public Domain Notice

This digital edition is based on a public domain text. It serves as a testament to our shared literary heritage.

Thomas Lee
4 months ago

I usually don’t leave feedback, but the character development is subtle yet leaves a lasting impact. I learned so much from this.

Melissa Lee
3 weeks ago

I usually don’t leave feedback, but the clarity of the writing makes this accessible to a wide audience. Worth every second of your time.

Sandra Clark
3 weeks ago

I rarely write reviews but the examples add real-world context to absstract ideas. A true masterpiece of its kind.

Donald Clark
2 months ago

After completing the first chapter, the translation seems very fluid and captures the original nuance perfectly. An unexpectedly enjoyable experience.

4.5
4.5 out of 5 (4 User reviews )

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