Œuvres complètes de Gustave Flaubert, tome 4: L'éducation sentimentale, v. 2

(4 User reviews)   1155
Flaubert, Gustave, 1821-1880 Flaubert, Gustave, 1821-1880
French
Ever felt like you were just drifting through your twenties, watching life happen to you instead of making it happen? That's Frédéric Moreau in the second volume of Flaubert's 'Sentimental Education.' We left him as a hopeful young man in Paris. Now, we follow him through the messy middle—the failed ambitions, the complicated love affairs, and the political chaos of 1848. It's a masterclass in capturing that specific feeling of wanting so much, yet somehow achieving so little. If you've ever wondered where all that youthful passion goes, this book has some painfully honest, beautifully written answers.
Share

Read "Œuvres complètes de Gustave Flaubert, tome 4: L'éducation sentimentale, v. 2" Online

This book is available in the public domain. Start reading the digital edition below.

START READING FULL BOOK
Instant Access    Mobile Friendly

Book Preview

A short preview of the book’s content is shown below to give you an idea of its style and themes.

L'orthographe a été conservée. Seuls quelques mots ont été modifiés. La liste des modifications se trouve à la fin du texte. ÉDITION DÉFINITIVE D'APRÈS LES MANUSCRITS ORIGINAUX ŒUVRES COMPLÈTES DE GUSTAVE FLAUBERT IV L'ÉDUCATION SENTIMENTALE II PARIS A. QUANTIN, IMPRIMEUR-ÉDITEUR RUE SAINT-BENOIT, 7 1885 TOUS DROITS RÉSERVÉS DEUXIÈME PARTIE (SUITE) IV La Maréchale était prête et l'attendait. «C'est gentil, cela!» dit-elle, en fixant sur lui ses jolis yeux, à la fois tendres et gais. Quand elle eut fait le nœud de sa capote, elle s'assit sur le divan et resta silencieuse. «Partons-nous?» dit Frédéric. Elle regarda la pendule. «Oh! non! pas avant une heure et demie», comme si elle eût posé en elle-même cette limite à son incertitude. Enfin l'heure ayant sonné: «Eh bien, _andiamo, caro mio!_» Et elle donna un dernier tour à ses bandeaux, fit des recommandations à Delphine. «Madame revient dîner? --Pourquoi donc? Nous dînerons ensemble quelque part, au café Anglais, où vous voudrez. --Soit!» Ses petits chiens jappaient autour d'elle. «On peut les emmener, n'est-ce pas?» Frédéric les porta lui-même jusqu'à la voiture. C'était une berline de louage avec deux chevaux de poste et un postillon; il avait mis sur le siège de derrière son domestique. La Maréchale parut satisfaite de ses prévenances, puis, dès qu'elle fut assise, lui demanda s'il avait été chez Arnoux, dernièrement. «Pas depuis un mois, dit Frédéric. --Moi, je l'ai rencontré avant-hier, il serait même venu aujourd'hui. Mais il a toute sorte d'embarras, encore un procès, je ne sais quoi. Quel drôle d'homme! --Oui, très drôle!» Frédéric ajouta d'un air indifférent: «A propos, voyez-vous toujours... comment donc l'appelez-vous?... cet ancien chanteur..., Delmar?» Elle répliqua sèchement: «Non! c'est fini.» Ainsi leur rupture était certaine. Frédéric en conçut de l'espoir. Ils descendirent au pas le quartier Bréda; les rues, à cause du dimanche, étaient désertes, et des figures de bourgeois apparaissaient derrière des fenêtres. La voiture prit un train plus rapide; le bruit des roues faisait se retourner les passants, le cuir de la capote rabattue brillait, le domestique se cambrait la taille, et les deux havanais l'un près de l'autre semblaient deux manchons d'hermine posés sur les coussins. Frédéric se laissait aller au bercement des soupentes. La Maréchale tournait la tête, à droite et à gauche, en souriant. Son chapeau de paille nacrée avait une garniture de dentelle noire. Le capuchon de son burnous flottait au vent; et elle s'abritait du soleil sous une ombrelle de satin lilas, pointue par le haut comme une pagode. «Quels amours de petits doigts! dit Frédéric en lui prenant doucement l'autre main, la gauche ornée d'un bracelet d'or en forme de gourmette. Tiens! c'est mignon; d'où cela vient-il? --Oh! il y a longtemps que je l'ai», dit la Maréchale. Le jeune homme n'objecta rien à cette réponse hypocrite. Il aima mieux «profiter de la circonstance». Et, lui tenant toujours le poignet, il appuya dessus ses lèvres, entre le gant et la manchette. «Finissez, on va nous voir!» --Bah! qu'est-ce que cela fait!» Après la place de la Concorde, ils prirent par le quai de la Conférence et le quai de Billy, où l'on remarque un cèdre dans un jardin. Rosanette croyait le Liban situé en Chine; elle rit elle-même de son ignorance et pria Frédéric de lui donner des leçons de géographie. Puis, laissant à droite le Trocadéro, ils traversèrent le pont d'Iéna et s'arrêtèrent enfin, au milieu du Champ de Mars, près des autres voitures, déjà rangées dans l'Hippodrome. Les tertres de gazon étaient couverts de menu peuple. On apercevait des curieux sur le balcon de l'École militaire; et les deux pavillons en dehors du...

This is a limited preview. Download the book to read the full content.

This is the second half of Flaubert's epic story about Frédéric Moreau. We pick up with him as a young man in Paris, full of vague artistic dreams and a deep, unrequited love for an older married woman, Madame Arnoux. The plot follows him over years as he drifts. He dabbles in law, tries writing, inherits some money, and loses it. He gets tangled up in a revolution and in several unsatisfying romantic affairs. All the while, his idealized love for Madame Arnoux remains his emotional center, even as real life keeps getting in the way.

Why You Should Read It

Flaubert is famous for his razor-sharp, unsentimental eye. He doesn't judge Frédéric; he just shows us his life, with all its hesitations and self-deceptions. Reading it feels like looking in a brutally clear mirror. Have you ever made a choice because it was easy, not because it was right? Have you ever clung to an old dream because you were afraid to find a new one? Frédéric does all of that. It’s not always comfortable to watch, but it’s incredibly real. The backdrop of a society crumbling into revolution makes his personal inertia even more striking.

Final Verdict

This isn't a book for someone who needs a fast-paced plot or a classic hero. It's for anyone who has ever felt adrift, who has questioned their own ambition, or who appreciates stunningly precise writing about human flaws. Perfect for readers who loved the melancholy realism of 'Madame Bovary' or the existential drift in novels like 'The Moviegoer.' Be prepared to see a little bit of yourself in Frédéric, for better or worse.



✅ License Information

This publication is available for unrestricted use. Access is open to everyone around the world.

Matthew Sanchez
5 months ago

This immediately felt different because the depth of research presented here is truly commendable. An unexpectedly enjoyable experience.

Kevin Rodriguez
4 months ago

In my opinion, the translation seems very fluid and captures the original nuance perfectly. I finished this feeling genuinely satisfied.

Andrew Nelson
1 month ago

Honestly, the formatting of this PDF is flawless and easy to read on any device. This made complex ideas feel approachable.

Noah Lee
3 months ago

I didn’t think I would enjoy this, but the depth of reseaarch presented here is truly commendable. I appreciate the effort put into this.

4.5
4.5 out of 5 (4 User reviews )

Add a Review

Your Rating *
There are no comments for this eBook.
You must log in to post a comment.
Log in

Related eBooks