Le Purgatoire by Thierry Sandre

(4 User reviews)   1064
By Donna Ferrari Posted on Jan 12, 2026
In Category - Personal Finance
Sandre, Thierry, 1890-1950 Sandre, Thierry, 1890-1950
French
Hey, have you ever read a book that feels like eavesdropping on someone's most private thoughts? That's 'Le Purgatoire' for you. It's not your typical war story. Forget grand battles; this is about a French soldier stuck in a hospital during World War I, trapped in his own head. His body is healing, but his mind is a battlefield of memories, guilt, and a desperate need to make sense of the madness he's lived through. It's a quiet, haunting look at the wounds that don't bleed. If you like stories that explore the human psyche under extreme pressure, this one will stick with you.
Share

Read "Le Purgatoire by Thierry Sandre" Online

This book is available in the public domain. Start reading the digital edition below.

START READING FULL BOOK
Instant Access    Mobile Friendly

Book Preview

A short preview of the book’s content is shown below to give you an idea of its style and themes.

Par un escalier taillé à pic en pleine pente raide, je descendis. Des soldats, de gros cigares blonds à la bouche, me regardaient avec joie. --_Offizier?_ demandaient-ils. --_Ia_, répondait l’un ou l’autre de mes gardiens. --_Offizier!_ répétaient-ils d’un air ébloui, comme si j’eusse été un général de bonne prise. Mais pas un ne m’adressa la parole. Mes gardiens me conduisirent à un jeune _feldwebel_ coiffé de la casquette. Il parlait français. --Officier? --Oui, répondis-je. --Artilleur? --Non, chasseur à pied. --Ah! Vous partirez ce soir. Maintenant, nous n’avons pas le temps, et puis il y a du danger. Il me quitta et mes gardiens, m’ayant salué, me laissèrent. Une cabane de branchages, à l’entrée de laquelle flottait un petit drapeau blanc à croix rouge, servait de poste de secours. Un médecin, à lunettes d’or, légèrement ventru, nu-tête, procédait aux premiers pansements et à l’évacuation des blessés. Les hommes faisaient queue devant la porte. Ils étaient nombreux. Je perçus nettement cette odeur qu’on trouvait dans les tranchées allemandes et dont garderont le souvenir ceux qui furent à une attaque victorieuse; car l’Allemand a une odeur particulière. Les blessés légers, munis d’une étiquette, partaient à pied et seuls. Les grands blessés étaient placés sur une toile de tente ou sur une capote, et quatre hommes valides les emportaient. Pour cette besogne on employait surtout des Français--chasseurs ou soldats--qu’on venait de capturer. Et tous s’enfonçaient dans le bois, gravissant l’autre pente du ravin, vers les Chambrettes, où éclataient nos 75 avec des claquements de rage. Les blessés français, peu nombreux à cause du massacre qui en avait été rude, amenés ici par des brancardiers allemands, étaient couchés le long du poste de secours, dehors. Le médecin à lunettes ne s’occupait d’eux que lorsqu’il n’avait plus d’Allemands à soigner. Devant la cabane de la Croix-Rouge, il y avait un cimetière. Une centaine de tombes alignées, avec des croix de bois peintes en noir, surmontées d’un casque recouvert du manchon gris, ou d’une calotte de campagne à bandeau rouge. Sur quelques-unes, des fleurs. Quelques inscriptions, un nom, un numéro de régiment, une date. Deux soldats creusaient hâtivement de nouvelles fosses. Par groupes accrochés à la pente du ravin, au milieu des gourbis, d’armes brisées, de vieux papiers et d’ordures, qui me rappelaient certains campements du temps de la Marne, les soldats allemands et les prisonniers français s’essayaient à une conversation faite d’un peu de petit-nègre et de beaucoup de gestes. Ces Allemands n’avaient pas l’air féroce. Est-ce parce qu’ils étaient Saxons, et la légende est-elle vraie qui présente les Saxons comme moins âprement sauvages que les Prussiens ou les Bavarois? Peut-être. Ils étaient au repos, en réserve, et leur aménité ne leur venait peut-être aussi que du contentement qu’ils éprouvaient à n’être pas allés à l’assaut ce jour-là. Plusieurs portaient avec désinvolture le réservoir métallique où se détachait, en gros caractères, ce mot affreux: «_Flammenwerfer_». Mais tous se montraient humains pour l’instant. Aux prisonniers ils offraient des cigares, et du pain quelquefois. --Pain K.K.? demandait un chasseur. --_Ia, Ia_, répondait un grand gaillard. _Gùt, Gùt._ (Bon, Bon). --Noir, reprenait l’autre, dégoûté. --_Ia, Ia._ Et ils ne se comprenaient pas. Malgré le froid, une odeur de pourriture et de suint qui traînait partout, écœurait. J’interrogeais les chasseurs que je trouvais. --Qu’est devenu le lieutenant D*** de la 3ᵉ? --Tué, mon lieutenant. --Tué? Comment? --Enterré par une grosse marmite. --Et le lieutenant P***? --Tué, et aussi les deux frères Ch***. Le plus jeune, qui venait de la cavalerie, est mort sur le parapet de la tranchée, sabre en main. Il n’y a plus d’officiers à la 3ᵉ, ni...

This is a limited preview. Download the book to read the full content.

Thierry Sandre's Le Purgatoire (Purgatory) pulls you into the claustrophobic world of a wounded soldier recovering in a military hospital during the First World War. The real action isn't on the front lines here—it's inside the narrator's head.

The Story

We follow an unnamed French officer as he lies in bed, physically mending but mentally shattered. The sterile hospital room becomes his entire universe. His days are a cycle of pain, fever, and the distant rumble of artillery. But most of all, he's haunted by memories. Vivid, chaotic flashes of the trenches, lost comrades, and the sheer absurdity of war play on a loop in his mind. The plot is the journey of his consciousness as he tries to piece together who he was, what he saw, and who—or what—he has become.

Why You Should Read It

This book got under my skin because it feels so honest. Sandre, who was wounded himself, doesn't give us a hero. He gives us a man, broken and trying to rebuild his soul. The writing is intense and personal, almost like reading pages from a secret diary. It makes you feel the weight of memory and the strange limbo between the horror of war and the uncertainty of peace. It's less about what war does to bodies and more about what it does to a person's very sense of self.

Final Verdict

Perfect for readers who prefer psychological depth over plot-driven action. If you loved the internal struggles in All Quiet on the Western Front or the fragmented narrative of a novel like The Sound and the Fury, you'll find a lot to appreciate here. It's a short, powerful punch of a book that offers a raw and unforgettable perspective on the cost of conflict.



📚 Copyright Status

This book is widely considered to be in the public domain. It is now common property for all to enjoy.

Donald Robinson
3 weeks ago

From a casual reader’s perspective, the tone remains consistent and professional throughout. A perfect companion for a quiet weekend.

Lisa Davis
2 months ago

A fantastic discovery, the clarity of the writing makes this accessible to a wide audience. A solid resource I will return to often.

Matthew Nguyen
2 weeks ago

This immediately felt different because the content encourages further exploration of the subject. An unexpectedly enjoyable experience.

Edward Brown
3 months ago

Having read this twice, the emotional weight of the story is balanced perfectly with moment of levity. This made complex ideas feel approachable.

4
4 out of 5 (4 User reviews )

Add a Review

Your Rating *
There are no comments for this eBook.
You must log in to post a comment.
Log in

Related eBooks